Cice : pas de ruée des entreprises sur le pré-financement


le 15-11-2013


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L'objectif de distribuer 2 milliards d'euros d'avance sur le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi ne sera pas tenu en 2013.

Le gouvernement avait anticipé qu'en 2013 les entreprises à la trésorerie un peu tendue se tourneraient vers les banques pour obtenir une avance sur le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (Cice), pour un volume de 2 milliards d'euros. Cet objectif ne sera pas atteint. Les PME et les ETI ne se sont en effet pas précipitées vers ce mécanisme pour bénéficier un an plus tôt du crédit d'impôt compétitivité emploi. Pour solliciter ce préfinancement, les entreprises ont pu se tourner vers la Banque publique d'investissement (bpifrance) ou vers les banques commerciales.

Portion congrue pour les banques commerciales

La première a rempli sa part du contrat. BPI Financement (ex-Oséo) a dépassé son objectif de financement de 800 millions d'euros. Au dernier pointage, le 21 octobre, 724 millions d'euros de préfinancement ont été décaissés, auxquels s'ajoutent les demandes en cours de traitement pour un montant de 203 millions et les dossiers au premier stade du processus (92 millions d'euros). « Ce sont des montants exceptionnels pour un produit lancé en février. Il s'agit d'un engouement sans précédent », souligne-t-on chez bpifrance.

En revanche, du côté des banques commerciales, la distribution des préfinancements de Cice est restée symbolique, de l'ordre de quelques dizaines de millions d'euros au mois de septembre, très loin du volume de 1,2 milliard d'euros escompté par les pouvoirs publics.

Pour Bpifrance, ce mécanisme d'avance répond « à de vrais problèmes de trésorerie ou à la nécessité de financer des investissements ». « Une entreprise qui n'en a pas besoin n'a pas de raison de solliciter un préfinancement, car il y a quelques démarches à faire et un coût du crédit, même s'il est très réduit par rapport à un découvert bancaire », explique un responsable de la banque publique. Des banques évoquent de leur côté le manque d'information des petits entrepreneurs ou la crainte d'un dispositif complexe.

Source: http://www.lesechos.fr